Justin Trudeau

Justin Trudeau

Mon lieu préféré au Canada est l’arrière de n’importe quel canot dans lequel je me trouve, où que je sois. Je ne peux pas vous dire quel endroit je préfère, car il y a tant de lacs et de cours d’eau que j’espère explorer – qui sait, le prochain deviendra peut-être mon coup de cœur! Mais quand je pense au tronçon de rivière parfait, je ne vois pas de gros rapides. Je vois plutôt des vaguelettes. De beaux rapides nous attendent au prochain virage, mais nous n’y sommes pas encore tout à fait. Il n’y a aucune trace d’habitation dans les parages. J’ai des sacs devant moi et je suis dans mon canot avec quelqu’un que j’aime. Peut-être ma fille, à l’avant. Nous avons hâte de découvrir ce qui nous attend au virage, et nous pensons déjà au plat que nous allons rater pour le souper de ce soir, une fois revenus au terrain de camping.

Pour moi, la descente de rapides illustre en quelque sorte comment nous naviguons à travers la vie – les courants nous amènent dans une direction et, parfois, on peut s’arrêter pour faire une pause et reprendre son souffle. On ne choisit pas l’emplacement des rochers; on choisit simplement la manière de les contourner. Et il faut répondre à ce que la vie nous envoie tout en continuant à pagayer sur la rivière.

À l’ère des médias sociaux, du numérique et des technologies, il est plus important que jamais de sortir de chez soi – pour faire quelque chose qui exige d’être présent et serein tout à la fois, malgré les moments d’adrénaline. En plus de son côté concret, le canot a une dimension spirituelle qui, je crois, est fondamentale pour l’âme.

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