Amy Stuart

Amy Stuart

Les souvenirs sont imparfaits et évanescents. C’est d’ailleurs un thème qui revient dans plusieurs de mes romans. Et je le constate dans ma propre vie : avec l’âge, de nombreux détails de mon enfance s’estompent ou deviennent flous. Mais pas les souvenirs que j’ai forgés à l’Île-du-Prince-Édouard.

Quand j’étais enfant, Greenwich ne faisait pas encore partie d’un parc national. C’était un endroit tranquille, peu connu. Pour atteindre la plage, on devait laisser la voiture et marcher environ un kilomètre dans les dunes. Le jour, on se baignait et, la nuit, on allumait des feux de joie. C’était une grande plage de sable blanc qui s’étendait sur des kilomètres, déserte, ignorée de tous.

Aujourd’hui, quand je me promène le long de la rive nord-ouest au milieu des herbes vert vif poussées par le vent, leur parfum unique me ramène tout de suite à mes 10 ans.

Quand j’amène mes trois enfants à Greenwich, ils y font la même chose que moi quand j’étais jeune. C’est l’histoire qui se répète. Lors d’un de nos derniers voyages, ma famille y a plongé avec masque et tuba et s’est retrouvée au milieu de petits crabes, de homards et de méduses. C’est comme s’ils vivaient à leur tour les mêmes bonheurs que moi sur cette plage.

Quand je les vois courir vers l’eau, comme moi avant eux, je suis émue par la force de cet endroit et de mes souvenirs.

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