Nous avons un chalet familial à Sechelt, dans la région côtière près de Vancouver. Il faut prendre un traversier pour s’y rendre, et ce n’est qu’à une heure et demie de la ville, mais on a l’impression d’être à des milliers de kilomètres. Il s’agit d’un petit chalet en cèdre, situé juste à côté de la plage, sur un terrain d’environ un hectare. Si vous passez la porte d’entrée, vous vous retrouvez sur la terrasse, qui donne sur le jardin et quelques mûriers, avec l’océan juste à côté. C’est très sauvage, très calme. J’y vais depuis que je suis née, et certains de mes meilleurs souvenirs d’enfance y sont liés. Nous avons grandi en pêchant le long de la côte, et je me souviens qu’à l’âge de 10 ans, je me trouvais dans un petit bateau de pêche en aluminium et que j’ai vu des épaulards passer à côté de moi.
Lorsque j’étais jeune, nous avions l’habitude de passer environ un mois au chalet pendant l’été. Aujourd’hui, en raison de mon horaire de joueuse de soccer, je n’ai plus de vacances d’été. Toutefois, au fil du temps, cela ne nous a pas empêchés, mes cousins et moi, de nous retrouver là-bas à l’occasion pour célébrer le Nouvel An. Je me rappelle même une baignade dans l’eau glaciale un certain jour de l’An. Mais chaque fois que j’y retourne, c’est la même chose. Dès que j’entre dans le chalet, je sens l’odeur du cèdre et je me mets en mode vacances. Je finis par passer tout mon temps à jouer aux cartes et à me promener sur la plage. C’est tellement calme et reposant. Il n’y a pas de stress, pas d’Internet, le service de téléphonie mobile est terrible et le ballon de soccer reste sur l’étagère. C’est le paradis.