On a presque un avant-goût de l’Europe quand on vient à Montréal : tout le monde parle deux langues et l’architecture est un peu différente. On se dit tout de suite qu’on se trouve dans une ville dynamique, riche en histoire et en culture.
J’aime le fait que l’on puisse, de n’importe quel endroit de la montagne, apercevoir la brasserie sur le bord du fleuve. Je suis fier de savoir qu’elle fait partie de la ville et de notre famille depuis plus de 230 ans, mais je me sens également responsable, en tant que membre de la septième génération, de perpétuer cette tradition.
J’ai trois garçons et une fille. À ce stade, ils veulent tous jouer au hockey, mais ils commencent à s’intéresser au monde des affaires et se rendent compte qu’il est beaucoup plus difficile de réussir dans la LNH qu’ils ne le pensaient! Ce n’est pas mon genre de faire pression sur eux pour qu’ils s’intéressent à la brasserie, mais j’espère qu’au moins l’un des quatre essaiera de la maintenir en activité.
Le hockey est en quelque sorte inscrit dans les gènes de notre famille. Mon grand-père et son frère ont acheté les Canadiens de Montréal en 1957, et depuis lors, le club est resté dans la famille et associé à la brasserie. En grandissant, nous habitions à un pâté de maisons du Forum de Montréal, où jouaient les Canadiens, et si je faisais mes devoirs, je pouvais aller voir les matchs. C’est ainsi que tout a commencé pour moi, et maintenant je vis le rêve d’être propriétaire de l’équipe.
Il n’y a rien de tel que d’aller voir un match de hockey à Montréal. Il y a tellement de passion, d’énergie et d’amour pour les Canadiens dans cette ville; on peut le sentir quand ils mettent les pieds sur la glace, et quand ils marquent un but ou gagnent un match, cela change l’humeur de la ville. C’est vraiment incroyable.