Rick Hansen

Ma première visite au parc Stanley doit remonter à 1976. Je venais alors de quitter Williams Lake, en Colombie-Britannique, pour aller étudier à l’Université de la Colombie-Britannique. Je voulais m’entraîner, et un de mes amis a proposé d’aller au parc Stanley. En faire le tour dans mon fauteuil, ce fut comme de découvrir un nouveau monde. C’était toute une épopée pour moi qui venais de sortir du centre de réadaptation – je ne connaissais pas encore mon endurance et la distance que j’étais en mesure de parcourir. Je me suis dit : « Si je suis capable, je peux aller encore plus loin. »

À la fin des années 1970 et dans les années 1980, alors que j’aspirais à devenir athlète paralympique, je vivais dans un petit appartement à Kitsilano et j’essayais le plus possible d’aller au bord de l’eau, qui m’a toujours attiré. Lorsque des parties de la digue sont devenues accessibles, le parc Stanley est devenu mon terrain d’entraînement, car je pouvais en faire le tour complet.

Même si le parc se trouve dans une grande ville, on a l’impression de faire corps avec la beauté naturelle de l’écosystème océanique quand on est sur la digue. Au rocher Siwash, on sent vraiment la côte ouest, avec les vagues qui viennent s’écraser sur les rochers. Parfois, à marée haute et par vent fort, il arrive que les vagues passent par-dessus le mur et arrosent le sentier. Il faut bien calculer pour pouvoir passer avant la prochaine vague. Avec un peu de chance, on peut voir un phoque ou même un épaulard ou une baleine à bosse.

Le parc m’a fait comprendre que le monde est accessible et inclusif, qu’il m’est possible d’avoir une vie bien remplie. Il m’a montré que je n’ai pas besoin de guérir pour m’accomplir, m’intégrer et vivre de grandes expériences. C’est vraiment motivant.

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