Roberta Bondar

Roberta Bondar

En ce moment, l’endroit que j’affectionne le plus est la cabine d’un hélicoptère qui survole les différentes régions du Canada, de la toundra aux prairies en passant par les forêts pluviales tempérées. Ce sont des endroits que je pensais connaître ou que je n’avais pas pu visiter auparavant. Récemment, j’ai survolé l’île Southampton, l’une des îles les plus méridionales de l’archipel Arctique, pour suivre les oiseaux menacés ou en voie de disparition qui nichent sur l’île, comme le bécasseau maubèche. Survoler ce magnifique territoire, voir ses étonnants pourtours ciselés qui se déversent dans la baie d’Hudson et réaliser qu’il s’agit d’un coin du pays que très peu de gens ont la chance de voir, c’était indescriptible.

L’idée qu’il existe une perspective différente de la vie est importante. Il s’agit d’essayer de comprendre l’histoire d’une personne sur la planète à un moment donné, tout en ayant conscience que la nature était là bien avant nous. Quand je suis allée dans l’espace, voir notre planète se détacher de la noirceur de l’univers m’a profondément marquée. C’est pourquoi, depuis mon vol spatial, je cherche des horizons dégagés à la surface de la Terre, comme les Prairies ou l’Arctique. Lorsque nous regardons notre pays d’en haut, tout semble soudain si important, parce que nous voyons le point de liaison entre notre planète et l’univers au-dessus de nous.

Ce qui rend notre pays si spécial à mes yeux, c’est la possibilité d’avoir conscience que la vie est présente sur Terre depuis des centaines de milliers d’années. Cette impression de permanence incite à l’humilité.

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