Rufus Wainwright

La ville de Québec a toujours été un lieu très symbolique pour moi et ma famille. J’y vais régulièrement depuis mon enfance et je m’y suis souvent produit. J’ai grandi au Québec et la moitié de ma famille est francophone – ça fait partie de moi.

Québec est très certainement la plus belle ville du Canada, et elle ravive toujours ma fascination et mon amour pour mes racines. Sa situation géographique y est pour beaucoup. De la route longeant le fleuve Saint-Laurent, on voit soudain surgir une ville ressemblant étrangement à Prague. C’est une agglomération de petite taille, aucun étalement urbain ne vient interférer avec cette vision grandiose.

Du sommet de cette colline fortifiée, quand on porte le regard vers l’est et le nord, on ne voit que les vastes étendues sauvages de la belle province. C’est réconfortant de savoir qu’il existe encore des territoires vierges.

Chaque fois que je me rends à Québec, mon sang canadien-français bouillonne et me rappelle mes ancêtres qui ont vécu dans la province au fil des siècles. Il y a quelque chose qui me ramène au passé. J’ai l’impression de remonter le temps et de ralentir. Tout se fige, et je ne peux m’empêcher de me promener partout, de m’arrêter pour regarder. Au détour d’une rue, je me retrouve tout à coup projeté 200 ans en arrière. J’aime pouvoir ralentir ainsi – je me sens plus vivant.

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