Hamilton occupe une place toute spéciale dans mon cœur. C’est une ville décontractée et inspirante où l’on peut être soi-même, tout simplement. Je suis né et j’ai grandi à Calgary, mais j’aime Hamilton parce que je m’y sens chez moi. Dernièrement, j’y ai passé beaucoup de temps pour le tournage de Run the Burbs et la ville me parle beaucoup. Lorsqu’on filme des scènes en extérieur dans la banlieue, j’ai l’impression de redevenir enfant. On sort dehors et il fait chaud; il y a des gens qui tondent leur pelouse. Plus loin, on voit des enfants jouer au basket-ball; on en entend d’autres courir dans les jets d’un arroseur. Lorsqu’on tourne plusieurs scènes, les voisins sortent leurs chaises de jardin et s’installent dehors pour nous regarder. Il s’en dégage une sensation de calme.
La fin de semaine, j’explore la ville. Je procède souvent par cercles. Je cherche notamment à repérer les magasins de jouets anciens comme Bounty Hunter Toys et Retrosaurus. J’aime renouer avec mon enfance. D’ailleurs, mes enfants m’accompagnaient dans la recherche des boutiques de joujoux.
J’ai été surpris de constater qu’il y a une importante population vietnamienne dans la ville. Dans un centre commercial, j’ai trouvé un restaurant vietnamien, une boucherie chinoise et une épicerie asiatique – je m’y sens chez moi. Lorsqu’une personne de couleur pense s’installer en banlieue, elle craint de ne pas y retrouver sa culture. Le fait de découvrir des pôles culturels comme celui-ci me donne un sentiment d’appartenance. C’est une ville qui me rend heureux : je suis maintenant dans la trentaine et je suis prêt à troquer la « branchitude hipster » contre la « coolitude naturelle » d’Hamilton, avec ces formidables commerces qui servent de bons plats et offrent de bons produits.