En tant que députée de la circonscription de Saanich-Gulf Islands, près de l’île de Vancouver, je suis tous les matins émerveillée par les paysages majestueux qui m’entourent. Mais mon cœur reste attaché à la côte est. Margaree Harbour, sur l’île du Cap-Breton, en Nouvelle-Écosse, est un véritable aimant pour moi. Impossible de résister à son pouvoir d’attraction. Je n’y suis pas née, mais c’est l’endroit où je me sens le plus chez moi.
Toute l’île est à couper le souffle, mais la plage de Margaree Harbour est particulièrement belle. Presque toujours déserte, elle est un véritable lieu de réconfort, de guérison, de renouveau et de joie pour moi. Ma fille et moi sommes du même avis : l’océan Atlantique a un je-ne-sais-quoi qui rend l’air plus salé et plus vif, et qui nourrit l’âme comme aucun autre lieu. J’ai passé d’innombrables heures sur cette plage, pour promener mon chien ou autour d’un feu de camp, à l’occasion de veillées musicales familiales et amicales.
J’ai déménagé sur l’île du Cap-Breton à l’adolescence. C’est là que mes parents sont morts, et c’est là que vivent toujours mon frère et ma belle-sœur. Je suis nostalgique des moments de ma vie passés là-bas. Je vais à Margaree Harbour au moins une fois par an, ce qui confirme l’adage « On peut sortir la fille de l’île du Cap-Breton, mais on ne peut pas sortir l’île de la fille ».
Il est question de forer un puits de pétrole en eau profonde dans le golfe du Saint-Laurent, où se trouve Margaree Harbour. Les dommages pourraient être incalculables. Je suis très attachée à la protection de l’ensemble du territoire canadien, mais j’ai le sentiment d’avoir une relation et une responsabilité personnelles à l’égard du golfe du Saint-Laurent et des côtes de l’île du Cap-Breton.