Anne Murray

Anne Murray

Quand je suis chez moi, sur la côte du golfe de la Nouvelle-Écosse, face au détroit de Northumberland, je me sens complètement détendue. Quand je franchis la porte, je pousse un immense soupir de soulagement. C’est ma lueur d’espoir au bout du tunnel.

J’ai acheté cette maison vers 1980, alors que j’étais mariée et que j’avais deux jeunes enfants. Depuis lors, j’y passe plusieurs mois chaque été. Les hivers en Nouvelle-Écosse sont longs, il faut donc profiter de chaque minute. C’est de loin mon endroit préféré, même lorsque le temps est mauvais. C’est une côte très paisible, qui n’a rien de la rudesse que l’on retrouve ailleurs en Nouvelle-Écosse, mais qui est tout de même baignée par le même air marin salé. Nous avons des étendues de sable rouge qui rappellent les rives de la côte sud de l’Île-du-Prince-Édouard.

J’étais tellement triste chaque fois que je devais partir, ce qui arrivait assez souvent puisque je faisais beaucoup de route. Rouler sur cette longue route en laissant mes enfants derrière moi a été extrêmement difficile. Mais c’était aussi le lieu où se sont forgés d’innombrables beaux souvenirs de famille, ainsi que des souvenirs d’enfance, puisque j’ai grandi à environ une demi- heure de là, sur cette même côte. C’était un endroit fantastique pour élever des enfants. Nous organisions des réunions de famille avec les tantes et les oncles où nous chantions à tue-tête et où nous jouions de la guitare.

Maintenant, j’accueille mon groupe et une partie de l’équipe ici tous les trois ans. Nous organisons une réunion où nous invitons toutes les personnes avec qui j’ai voyagé et qui peuvent être présentes. Personne ne chante plus comme avant, mais nous essayons quand même.

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