Quand je repense à tout l’amour que j’ai reçu, depuis ma jeunesse au sein d’une famille unie, jusqu’à ma découverte de ma passion pour la musique, ma rencontre avec mon mari et la fondation de notre propre famille de neuf personnes, tout a commencé au Cap-Breton.
J’ai grandi baignée dans la culture du violon, les danses carrées, la langue gaélique et les rassemblements. Il y avait des mariages et de funérailles, des célébrations et des moments de deuil. Nous organisions des fêtes à la maison avec beaucoup de nourriture et de boissons, où je pouvais passer du temps avec mes proches et apprécier la grandeur de ma famille élargie. Les gens étaient toujours de bonne humeur et on riait beaucoup. C’était une ambiance si harmonieuse. Je ne m’en rendais pas compte à l’époque, mais c’était d’une beauté profonde.
J’en suis venue à croire que l’art reflète l’artiste, et lorsque je contemple l’île du Cap-Breton, je crois qu’elle reflète l’amour de Dieu. Les collines ondulantes sont parsemées d’une végétation pure et sauvage. Des rosiers sauvages bordent les routes. Le long de celle-ci, l’océan est si majestueux et vivifiant, offrant aux pêcheurs des poissons de mer. Il est omniprésent. Dans un endroit sans littoral, je peux commencer à me sentir claustrophobe, mais au Cap-Breton, j’ai toujours eu le sentiment de pouvoir atteindre le bout du monde.
Lorsque mon mari et moi nous sommes mariés, l’évêque nous a dit dans son homélie que deux choses au monde sont éternelles : la musique et l’amour. À mon retour au Cap-Breton, je suis reconnaissante pour la culture du violon qui existe encore et qui y prospère, sachant à quel point elle m’a profondément marquée.