Sheila Copps

Le marais de Cootes Paradise, qui flanque à l’ouest le port de Hamilton, est un joyau méconnu. Quand on traverse le pont Skyway, on aperçoit la ville, les aciéries et le patrimoine industriel de Hamilton. Mais Cootes Paradise est une zone humide protégée, un vestige du passé encore vierge. J’aime à imaginer qu’en 1669, quand l’explorateur français René-Robert Cavelier de La Salle a rencontré des Autochtones de la région, le paysage était identique.

Cootes Paradise est une immense étendue pleine de méandres et de recoins, où l’on trouve une faune abondante – le marais fait d’ailleurs partie d’une réserve mondiale de biosphère de l’UNESCO. Sa beauté physique, que crée la rencontre des eaux calmes de la baie et de l’escarpement du Niagara, m’émeut énormément. Quand j’étais à l’école primaire, j’y allais en randonnée avec mes amis. À l’époque, les enfants avaient beaucoup de liberté! Nous prenions l’autobus depuis l’extrémité est de la ville jusqu’au bout de la ligne, puis nous marchions. Quel plaisir avons-nous eu à jouer dans le marais, dans les jardins botaniques royaux adjacents et sur les sentiers!

Hamilton compte beaucoup de bouleaux, et ceux-ci se portent bien à Cootes Paradise. Je me souviens avoir passé des heures à regarder de gigantesques bouleaux tout en me confectionnant des sifflets avec l’herbe large qu’on retrouve dans le marais. J’adorais me balancer au bout des lianes qui poussent sur les arbres. Un jour, nous avons complètement perdu la notion du temps. Nous avons levé les yeux et il faisait tout à coup nuit! C’était une journée magique, comme dans Les Aventures de Huckleberry Finn.

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