Vinessa Antoine

J’ai récemment tourné la première saison de Diggstown en Nouvelle-Écosse, où je n’étais encore jamais allée. Quand j’ai commencé à faire des recherches pour mon personnage, Marcie Diggs, j’ai appris que la Nouvelle-Écosse compte la plus ancienne et la plus grande communauté noire du Canada : North Preston, à Halifax. J’ai eu le plaisir de visiter cette communauté et de découvrir ses paysages vallonnés et verdoyants, les plages de sable blanc à proximité, ses quartiers, ses maisons, ses églises. C’était d’une beauté crue et éclatante.

L’établissement de la communauté noire en Nouvelle-Écosse a des origines douloureuses, ce qui a fait remonter en moi toutes sortes d’émotions. J’ai été d’abord très fâchée et étonnée qu’on ne m’ait jamais enseigné l’histoire des Noirs au Canada et l’importance qu’y tiennent les Maritimes. J’ai grandi à Scarborough, en Ontario, mais j’ai des racines antillaises. Mes parents sont tous deux originaires de Trinité-et-Tobago, et la communauté qui m’entourait était majoritairement caribéenne. Pendant de nombreuses années, j’ai donc cru à tort que la plupart des Noirs canadiens étaient afro-antillais. J’aurais aimé qu’on me parle avant des Afro-Canadiens en général et d’endroits comme North Preston. De nombreuses personnes noires ont joué un rôle fondamental dans la vie néo-écossaise. Elles possédaient des terres et des entreprises, et elles ont fait avancer beaucoup de choses. Il y a par exemple Rose Fortune, la première femme agente de police au Canada, qui vivait à Annapolis Royal. Si j’avais appris tout cela plus tôt, j’aurais su davantage qui je suis en tant qu’Afro-Canadienne.

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