Ziya Tong

On parle beaucoup de la migration des animaux dans le Serengeti, mais la plus extraordinaire migration à laquelle il m’ait été donné d’assister est celle de 50 000 bélugas dans la rivière Seal, près de Churchill. C’était incroyable de voguer au milieu de petits morceaux de glace rebondissants pour me rendre compte qu’il s’agissait en fait de bélugas.

J’étais là pour réaliser un reportage sur l’observation des habitats estuariens du béluga, une activité impressionnante en elle-même. Les scientifiques doivent jouer les cow-boys et sauter sur les bélugas – de façon sécuritaire, en présence de vétérinaires – pour capturer et marquer les mammifères.

Après le reportage, j’étais avec les scientifiques au Seal River Heritage Lodge, et ils m’ont carrément attaché les pieds et mis un tuba et un masque dans les mains, avant de m’ordonner de m’allonger sur le ventre pendant qu’ils me traînaient à reculons dans l’eau trouble. J’avais l’impression d’être dans un épisode des Soprano. Mais ensuite, ils m’ont dit de chanter. Je me suis exécutée, et un béluga s’est approché. C’était tout simplement magique! Quel privilège d’être là, dans l’eau, avec lui!

En cette ère numérique, les gens cherchent de plus en plus l’émerveillement et le réconfort, et c’est dans le monde réel qu’ils le trouvent. Je ne pensais pas qu’une visite à Churchill puisse offrir une expérience aussi stupéfiante. On est là devant des ours blancs, des aurores boréales, des bélugas. Les animaux vaquent à leurs occupations et il règne un extraordinaire sentiment de paix et d’harmonie. C’est apaisant d’être là et de savoir qu’on fait partie d’un grand tout.

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